Jusqu’au bout d’un rêve

août 23, 2008 by media  
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L’initiateur d’un séga nouveau présente un autre joyau musical. Un opus instrumental de jazz. Découvrez l’autre univers sonore du guitariste-chanteur. Une agréable surprise.

Non. Vous ne rêvez pas. C’est bien un album de Gérard Louis. Oui, ça sonne jazz. C’est bien ça. Vous avez bien attendu. Non, il n’y a pas de séga d’ambiance, dit commercial, dedans. Ce sera pour la prochaine fois. Mais donnez-vous quand même la peine de l’écouter. Il mérite votre attention.

L’ancien leader du phénomène Cassiya aime surprendre. Et il s’y prend bien. Ce guitariste particulier, qui gratte ses accords avec son instrument sur le cœur, livre avec Un Rêve un bout de son autre monde. Celui qui aime expérimenter et qui va à la recherche de nouveau son, offre une autre musicalité que celle qui lui colle à la peau.

Ce rêve lui est venu il y a plus de dix ans, quand il découvre Yves Duteil. Celui qui apprécie Georges Benson et Youssou N’Dour, nourrit depuis le souhait de faire un album instrumental à la saveur jazzy. Le musicien a pris le temps qu’il fallait pour donner de l’essor à ce rêve. L’album Parenthèse de Sandra Mayotte, explique-t-il, fut un avant-goût de ce qu’il voulait faire. Avec Un Rêve, Gérard Louis expose aujourd’hui cette sonorité qu’il affectionne et qu’il partage avec le grand public. Il s’est entouré d’une pléiade de musiciens, venant du milieu jazz, pour réaliser de projet (voir hors-texte).

Le disque est en lui-même une «compilation de rêve». Car Gérard Louis a tenu à concrétiser une série de «rêves musicaux avec ce disque.»

L’envie d’aller plus loin

Il avait, dit-il, voulu travailler avec quelques musiciens depuis «bien longtemps» et l’a fait sur cette galette jazzy. «Le pianiste Noël Jean est un musicien que j’apprécie beaucoup, tout comme Philippe Thomas, c’est un rêve qui se réalise pour moi de pouvoir travailler avec eux sur cet album», souligne Gérard Louis.

Maintenant qu’il nage dans deux univers sonores, le musicien-chanteur ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Si le jazz prend de l’ampleur comme le séga, ce sera bien pour notre pays. En tant que producteur et musicien, je constate qu’il y a un besoin de nouveau souffle dans le domaine de la musique locale. J’ai envie d’aller encore plus loin dans la voie du jazz», explique-t-il.

Pour Un Rêve, il a même créé une nouvelle boîte de production Kozy Jazy Pro avec un ami réunionnais. «Cette boîte s’occupera de la production de ce genre de musique, dit World. Le prochain disque mauricien qui sortira sous ce label sera signé Sandra Mayotte.»

L’équipe de musiciens avec laquelle il s’est entouré pour ce disque planche déjà sur des projets de prestations scéniques. «Il y aura dans un premier temps, un mini-concert pour les élèves de la MASA vers la fin de septembre ensuite un concert grand public. Le sitariste Pramode Pudaruth sera aussi de l’aventure.»

Dans le jardin du jazz, la guitare de Gérard reste encore un rêve à réaliser. Celui de proposer cette musique sur la scène d’un grand festival…