Jazz Radio - Ouverture de 3 nouvelles fréquences
octobre 30, 2008 by media
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Forte d’un réseau national d’une trentaine de fréquences, Jazz Radio complète sa couverture du territoire national, notamment en Normandie et dans le Nord de la France où elle va mettre en service de nouveaux émetteurs.

En Normandie, Jazz Radio souligne qu’elle “connaîtra dans les semaines à venir l’un de ses développements les plus importants“. Dans cette région, où elle dispose déjà depuis juillet dernier de 6 fréquences à Cherbourg (104.4 FM), Alençon (99.2 FM), Chartres (94.1 FM), Lisieux (106.7 FM) et Argentan (106.8 FM), Jazz Radio va ouvrir une fréquence à Saint-Lô (Manche) sur 99.2 FM. De même, Jazz Radio s’apprête à ouvrir deux nouvelles fréquences dans le Nord-Pas-de-Calais dans la nuit du 9 au 30 octobre prochain. La station thématique diffusera ses programmes dans le Pas-de-Calais à Boulogne-sur-Mer sur 91.1 FM et à Arras sur 89.4 FM.
Jazz Radio a exprimé “son enthousiasme de ces nouvelles implantations dans le Nord-Pas-de-Calais“, expliquant qu’il s’agit de “l’une des terres de festivals les plus fertiles en France“, avec notamment le Tourcoing Jazz Festival Planète et le festival de jazz d’Arras : Jazz en Artois, Jazz en Nord. Jazz Radio entend être “la voix qui de tous ces évènements et soutiendra les acteurs culturels et les musiciens dans leurs projets de faire découvrir à un public toujours plus large le jazz en live“.
Bembeya Jazz National
Sur Golden Afrique, vol.1, il y avait un morceau que j’aimais bien, du Bembeya Jazz National de Guinée. Un jour, au grand magasin, j’avise une compile des mêmes à bas prix : par ici. A la maison, deuxième plage : Lanaya. Bam, sur les fesses, et elles en remuent encore. Ils étaient là : mon groove africain, une voix du tonnerre, des cuivres à la parade et débonnaires. Et puis ce son de guitare, mon graal, le voici dans toute sa splendeur longtemps cachée, intact entre les doigts d’un type un peu sorcier : Sékou Diabaté. On remet le morceau une deuxième fois, une autre encore, jusqu’à épuisement. Très bon pour les fêtes aussi, vos invités viennent demander ce que c’est. Lanaya, c’était enfin mon Afrique à moi
je me suis renseigné : Bembeya remonte aux années 60, est alors un groupe officiel de la Guinée post-coloniale de Sékou Touré. Ils consacrent tout un disque à la gloire de Samory Touré, le père, l’ennemi des Français. Je l’ai trouvé depuis en vinyle. Dans le cadre des échanges marxistes, on envoie les BJN à Cuba… Bon sang mais c’est bien sûr. Ce son, cette souplesse du rythme, la musique de Bembeya est mêlée, métisse, afro-cubaine. Mais la cerise sur le gâteau, c’est la guitare de Sékou « Diamond Fingers ». Un fou, celui-là . Toqué de Jimi Hendrix, il emprunte au mulâtre génial quelques trucs, il joue aussi avec les dents quand ça le démange, ils devaient bien faire le show, les Bemebeya. Pas exactement vos gentils Noirs à leur bonne place d’héritiers d’une tradition ancestrale, pas des griots figés dans l’imagerie commode et sépia. Une machine à musique ouverte aux vents, blindée de talents diaboliques.
Lanaya, ça dure sept minutes, ça pourrait facilement faire le double on en redemanderait. Ne comptez pas sur moi pour traduire les paroles, je ne saurai sans doute jamais ce que chante Demba Camara et vivrai très bien comme ça. Demba, lui, est mort en 1973 dans un accident de voiture. Le groupe a continué sans lui.


