Coup d’envoi de Jazz in Marciac avec le monstre sacré brésilien Caetano Veloso

août 1, 2008 by media  
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Diana Krall, Herbie Hancock, McCoy Tyner, Brad Mehldau… Une pluie d’étoiles va illuminer du 1er au 17 août la 31e édition de Jazz in Marciac, dont l’affiche accueille pour la première fois deux monstres sacrés de la chanson brésilienne, Caetano Veloso et Milton Nascimento.

Caetano Veloso se produira lors de la soirée d’ouverture sous le chapiteau de 5.000 places, dressé le temps du festival sur le terrain de rugby de Marciac (Gers).

Milton Nascimento sera au même endroit le 6 août. La voix céleste de contralto de cet autre géant de la “MPB” (musique populaire brésilienne) sera placée dans un écrin de cuivres et de cordes avec la formation des frères Belmondo, agrémentée des cordes d’un orchestre symphonique toulousain.

Jean-Louis Guilhaumon, président du festival, a une affection particulière pour les chanteuses de jazz. Cela se vérifiera cette année, avec les présences de Robin McKelle, Diana Krall, Dee Dee Bridgewater.

Cette dernière, doyenne de ces ladies, est un peu chez elle à Marciac où elle fêtera sa dixième participation, entourée de quelques musiciens maliens de son dernier album.

Leur pendant masculin, Bobby McFerrin, vocaliste sidérant utilisant toutes les possibilités de sa voix, se produira le 3 août.

L’instrument roi du jazz, le piano, se taille une belle part du gâteau marciacais, avec Herbie Hancock, McCoy Tyner, Brad Mehldau, Oliver Jones, Omar Sosa, Hervé Sellin.

Herbie Hancock, pour sa sixième apparition à Marciac, y interprétera un répertoire fait de chansons de Joni Mitchell, au sein d’un groupe exceptionnel monté pour l’occasion, avec deux chanteuses et surtout le contrebassiste Dave Holland et le saxophoniste Chris Potter.

McCoy Tyner, ancien musicien de John Coltrane, au style complexe, et Brad Mehldau, plus romantique, se succèderont le même soir, le 9 août. Les deux pianistes connaissent les lieux, qu’ils ont déjà hantés cinq fois pour le premier, six pour le second.

Chucho Valdes sera à l’affiche le 11 août pour une soirée jazz afro-cubain dont l’autre protagoniste sera le saxophoniste Paquito D’Rivera.

La soirée du 10 août consacrera la fusion du jazz et du funk, avec les saxophonistes Bill Evans, qui fit partie du groupe de Miles Davis dans les années 80, et Eric Marienthal.

Deux musiciens aux antipodes l’un de l’autre, Wynton Marsalis, enfant de la Nouvelle-Orleans et garant d’une certaine tradition, et John Zorn, sont devenus incontournables à Jazz in Marciac.

Le premier, trompettiste prodige, est le parrain d’un festival dont il n’a manqué aucune édition depuis 1995. Outre son concert avec son immuable septette, il donnera le 13 août avec l’accordéoniste Richard Galliano une création intitulée “Billie Holiday meets Edith Piaf”.

Zorn est plutôt du genre électron libre. Cet esprit frondeur et son jazz sulfureux ont été adoptés par le public d’un festival où il vient pour la quatrième année de suite.

Outre le chapiteau, Marciac, une ville qui sort de sa torpeur chaque été pour se mettre entièrement à l’heure musicale, compte d’autres lieux de concerts: les Arènes et la place de l’Hôtel de Ville.

Les Arènes prendront à partir du 14 août le relais du chapiteau, avec une programmation plus festive ciblant un public jeune: l’Orchestra Baobab, légendaire formation dakaroise, et le rock balkanique débridé du Serbe Emir Kusturica y sont notamment programmés.

Le off, qui s’étoffe chaque année, propose en diurne des concerts gratuits sur la place de l’Hôtel de Ville.