Jazz à Vannes : dans les coulisses du festival…

juillet 26, 2008 by media  
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La 29e édition, qui donne la part belle au piano et à l’improvisation, débute lundi soir. Dans les coulisses, les « petites mains » s’activent.

De lundi 28 juillet à samedi 2 août, ils vont prendre soin d’une centaine d’artistes et de milliers de spectateurs. Ces « petites mains » de Jazz à Vannes s’activent depuis déjà plusieurs semaines dans les coulisses du festival, organisé par la ville de Vannes. Une 29e édition préparée depuis 1 an par Jean-Philippe Breton, son fondateur et directeur ; Nathalie Dagorne, son assistante technique et coordinatrice ; et Colette Vial, la secrétaire-comptable du service animation culturelle de la ville. Un an d’écoute, sélections, de tractations, d’organisation pour une semaine de blue notes.

Saisonniers. Depuis le 25 juin, 13 saisonniers de l’animation culturelle ont rejoint l’équipe. L’aménagement et la déco des loges, ce sont eux. « Ils ont l’art et la manière de transformer un bureau en un espace concert et confort, souligne Nathalie Dagorne. Tables, miroirs, lumières, objets personnalisés pour chaque artiste… Ce sont eux qui s’en occupent ». Quatre loges pour la grande scène, un pour le tremplin, une pour les runners (« avec chaises à porteurs, faux miroir… »), une à l’Auditorium des Carmes…

Services techniques. Les agents des services de la ville mettent, eux aussi, largement la main à la pâte. Lumières, l’« accrochage de la nouvelle fresque de Darfeuil », décorateur du festival, les potées de fleurs et d’arbustes dans les loges, le montage de la scène du tremplin et de la grande scène (10,60 m x 9,20 m), des gradins (1 500 places à Limur) jouxtant le vénérable tilleul du Jardin de Limur. Une soixantaine de personnes en tout.

Les runners. Késaco ? Ce sont cinq chauffeurs-coursiers du festival. « Ils travaillent sous l’égide du comité des fêtes et de l’association des Cabaniers, précise Nathalie Dagorne. Munis d’un tableau récapitulatif des arrivées et départs, ils planifient et assurent en voitures les allées et venues des artistes et leurs équipes, des journalistes entre les aéroports, gares, hôtels, restaurants, et les lieux de concerts. Ils sont aussi là pour les petits à-côtés : des courses, une visite du coin… Ils sont accompagnés d’une interprète en anglais, Catherine ».

Restauration.Une société spécialisée s’occupe de tout ce petit monde au Palais des arts, lors de larges créneaux horaires le midi et le soir. « On peut avoir des pics de plus de 100 personnes par repas », précise Nathalie Dagorne.

Extras.Pas de demande extravagante, cette année, de la part des artistes aux organisateurs. « Nous avons affaire à des gens raisonnables, estime Jean-Philippe Breton. Une bouteille de vodka, une autre de vin rouge de qualité… Je m’attendais à des demandes beaucoup plus importantes. Ah, si, il y a peut-être cette bouteille de whisky Johnny Walker avec une étiquette noire, j’ai eu du mal à la dénicher Mais c’est tout ».

Fresques. Les fresques (« on en mettra six-sept sur une quinzaine ») que le public pourra admirer dans le jardin de Limur sont l’oeuvre de l’artiste Darfeuil. L’artiste en a créée une nouvelle où Diane Reeves, Chucho Valdes ou encore Tigran Hamasyan trio se partagent l’affiche… Ca vous rappelle quelque chose ?

Nouvelle mascotte ?La mascotte du festival, c’est la « Girdarf », une girafe jaune et noire créée par Darfeuil. « C’est le seul animal qui n’a pas de cri. Alors Darfeuil lui a fait avaler une trompette», rappelle en souriant Jean-Philippe Breton. Une nouvelle « mascotte » est apparue hier matin : « Nous avons trouvé un chaton noir tombé du mur du patio de l’hôtel de Limur. On l’a baptisé Limur », raconte Nathalie Dagorne qui lancé un appel pour retrouver le(s) maître(s) de la petite boule de poils.

Christelle QUINTARD.