Essaouira: le festival Jeunes Talents Gnaoua démarre
août 22, 2008 by media
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La 5ème édition du festival des Jeunes Talents Gnaoua a débuté, mercredi soir à Essaouira, avec des spectacles envoûtants animés par de futures maâlems gnaoua et des groupes de world music qui ont enflammés la place Moulay Hassan, au grand bonheur des festivaliers, très nombreux à affluer sur la cité des Alizés.
C’est à l’incontestable maâlem Abdeslem Alikane, directeur artistique du festival, qu’est revenu l’honneur de donner le ton de cette édition et d’étaler toute la grandeur de la culture gnaoui, avant de céder la scène à des jeunes talents qui, armés de leur guembri et de leurs crotales, ont gratifié le public par des spectacles puisés dans le répertoire gnaoui. Il faut dire que le choix de ce grand maâlem pour diriger le concert d’ouverture animé par l’école d’art gnaoui n’était par fortuit puisqu’il cadre parfaitement avec l’objectif et l’esprit même du festival, qui veut s’inscrire davantage dans la durée que “l’événement en tant que tel”, et donner tout son sens au concept de “festival école” ou “festival lieu de formation et de production culturelle”. Né en 1958 à Essaouira, Abdeslam Alikane a commencé à jouer des crotales à l’âge de 9 ans. Très apprécié lors des rituels de transe, ou lilas, il se fait remarquer par une singulière maîtrise de la pratique thérapeutique. Il a participé à plusieurs festivals internationaux et a joué notamment avec le Britannique Peter Gabriel et le musicien africain Ray Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitulé “Safi”. La soirée d’ouverture, qui s’est déroulée en présence notamment de MM. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président fondateur de l’association Essaouira-Mogador et Abdeslem Bikrat, gouverneur de la province d’Essaouira, a été marquée de même par une procession d’une grande beauté réunissant les troupes gnaoua invitées.
Outre les quatre lauréats de l’édition 2007 qui a attiré plus de 150.000 festivaliers, se sont relayés sur scène Khalid Izoubaz d’Essaouira, Salem Rahrouh de Tanger et Abdellatif Bentair de Safi, tous des maâlems en herbe représentant la nouvelle génération des gnaoua qui mérite encouragement, soutien et sollicitude afin qu’elle soit la digne représentante de ce noble art et dépositaire légitime de cette composante du patrimoine national.
Autre moment fort de cette première soirée, le concert donné par le groupe Bleu Mogador qui s’inspire de la musique gnaoua, d’influences de l’Afrique Noire, de la musique populaire marocaine, ainsi que des rythmes modernes tels le jazz et le blues.
L’union de la voix, de la mélodie et du rythme font la force de ce groupe créé en 2000 et dont les créations se basent sur divers instruments musicaux tels les crotales, le guembri, le djembé africain, la guitare et le violon, outre la batterie et la darbouka. A Dar Souiri, les mélomanes ont été au rendez-vous avec les maâlems Abdelaziz Soudani et Chrif Regragui et avec les hadarrates, un groupe de cinq femmes munies de bendir et de tâarija, scandant des paroles fortement rythmées et enracinées dans notre culture séculaire.
Une vingtaine de concerts sont programmés dans le cadre de cette manifestation culturelle, en plein air (Place Moulay Hassan) ou en salle (Dar Souiri), avec la participation de jeunes gnaoui qui vont concourir pour l’obtention de quatre prix (voix, guembri, prestation scénique et t’bal), et des groupes de world music, d’Essaouira ou venant d’autres villes du Royaume.
L’édition 2008 s’ouvre par ailleurs aux arts visuels à travers l’organisation, d’une double exposition intitulée “Hâl, le tourbillon des génies” qui se veut à la fois pédagogique, culturelle et artistique.
La première exposition montée à Dar Souiri est conçue comme une ouverture à l’univers spécifique des confréries alors que la seconde, au Bastion Bab Marrakech, réunit des oeuvres d’une vingtaine d’artistes marocains (peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes) transcrivant l’expérience du “hâl” ou du moins la vision singulière et créatrice que chacun d’entre eux peut en avoir.
Essaouira, un lieu de mémoire de l’histoire de la confrérie des Gnaoua, comme en témoigne l’existence de la seule Zaouia Gnaoua au Maroc, s’engage ainsi à préparer la relève pour garantir la pérennité de la musique et du patrimoine gnaou
Jazz à Vannes : le festival se la joue piano dès ce lundi
juillet 25, 2008 by media
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Jazz à Vannes est devenu un rendez-vous incontournable. La 29e édition débute ce lundi pour durer jusqu’à samedi 2 août. Elle invite encore une fois les plus grands noms du genre. Les soirées d’été de la ville se teintent de multiples tons jazzy.

Diane Reeves, Herbie Hancock, Andy Emler, Richard Galliano… La programmation est impressionnante. Pour sa 29e édition, à partir de ce lundi 28 juillet, Jazz à Vannes présente des têtes d’affiche de stature internationale. Des pointures, mais pas d’élitisme : « Le jazz est accessible. Il suffit de se laisser bercer par les notes », explique Jean-Philippe Breton, l’enthousiaste fondateur du festival. « Cette année, la dominante est le piano, précise-t-il, mais nous voulons aussi montrer la diversité et la vitalité du jazz.
Les maîtres du piano investissent les lieux
Cinq soirées ont lieu dans les jardins de Limur, autour de cinq thèmes. Après la soirée « grandes voix » du 29 juillet, les maîtres du piano investissent les lieux. Le 31 juillet, la cité des Vénètes prend des airs latinos, avec les prestations de Roberto Fonseca et Chucho Valdes. Stéphano Di Battista et le Dizzy Gillespie All Star Big Band swinguent sur les rythmes du be-bop le soir du 1er août. Lors de la dernière soirée au jardin de Limur, Charles Lloyd et Andy Elmer explorent les nouvelles directions du jazz. A l’auditorium des Carmes, les artistes régionaux les plus talentueux présentent le visage jazzy de la Bretagne. Les Niou Bardophones, Pikey Butler, Hélène Labarrière, Gaby Kerdoncuff et Gildas Le Scouarnec s’en font les ambassadeurs. La part belle est également faite aux nouveaux talents et aux valeurs montantes. Tremplins, bœufs et jam sessions permettent à tous les jazzmen en herbe de s’exprimer.
Mais le festival investit Vannes toute la semaine, avec un concert gratuit le 28 juillet et des animations musicales en journée. Fanfares et taraf parcourent les rues sous le soleil d’été. De quoi satisfaire tous les amateurs de jazz en particulier, de fête et de musique en général…


