Articles MarquĂ©s ‘la rencontre’
AntiQuarks c’est avant tout la rencontre entre Richard MonsĂ©gu et SĂ©bastien Tron, deux hommes passionnĂ©s de musique et les crĂ©ateurs d’une musique nomade et novatrice
Ecrit par media le 29 avril 2008 – 11:17 -Un duo fou d’anti-matière

Richard, dont le père était patron d’une boîte de nuit a découvert très tôt la musique rock et les classiques du début des années 70 parceque, dit-il, ”je n’avais rien d’autre à faire quand j’allais en vacances chez mon père”.
DJ à 15 ans, il monte un groupe de percussion lorsqu’il est au lycée puis fait des études de sciences humaines qui vont former sa vision des choses et transparaître dans son travail comme artiste. “Antiquarks est un nom savant (anti-matière ndlr) mais ça montre aussi que ce que nous faisons est un travail abouti, très fouillé bien que d’apparence spontanée. Une création artistique au coeur d’un travail scientifique en somme”.
Plus tard alors qu’il donne des cours de percu, il rencontre SĂ©bastien Tron, qui baigne dans la musique depuis tout petit. Lorsque je lui demande d’oĂą lui est venue l’idĂ©e de jouer de la vielle Ă roue, il me rĂ©pond que c’est une histoire de famille. Il commence Ă en jouer Ă 11 ans et son père l’initie aux musiques traditionnelles ainsi qu’au piano-jazz. “Mais vous savez la dĂ©marche du groupe est plus importante que les instruments que nous utilisons“. Alors musique interterrestre, ça veut dire quoi? “l’interterrestre, c’est une fĂ©dĂ©ration de gens liĂ©s par la fiction, la musique” me rĂ©pond SĂ©bastien.
Un style original qui dépeint un réalisme dans une langue imaginaire
Leur premier album Moulassa est une invitation au voyage qui nous amène à survoler des territoires étranges et baroques, une musique électronique sur fond d’inspiration arabe, mediterranéenne ou bretonne. Écouter Antiquarks vous hape et vous emmène dans des contrées lointaines, on s’enfuit à bord du vaisseau pour explorer un monde imaginaire peuplé de créatures étranges.
Chaque chanson raconte une histoire, chantée en français, en espagnol, en anglais et en…gluon. Nom que Richard, le chanteur, a donné à une langue inventé. “Le gluon est ce qui permet aux quarks de tenir ensemble, une sorte de ciment qui lie les particules”. Une langue qui lui permet sur le deuxième album à venir de parler par exemple de l’urga. “L’urga c’est le nom donné en langue mongole au lasso qui leur permet d’attraper les animaux. C’est aussi le nom donné à une perche, qui plantée, signale qu’un couple n’est pas loin en train d’avoir un peu d’intimité” dit-il en souriant. Chaque chanson est un tableau poétique où malgrès tout le socio-culturel prévaut.
Le deuxième album en préparation, prévu pour octobre 2008, incluera plus d’instruments tels que le piano ou la basse. “Notre premier album était nocturne et aquatique et s’adressait à l’individu, le deuxième sera tout feu, tout flamme et s’adressera au collectif” me disent-ils “il y aura plus de musiciens aussi.”
Antiquarks, un UFO dans le monde musical français qui frappe par son originalité et sa vitalité. A voir en concert.
Mélissa MALAGARDIS. (www.lepetitjournal.com - Mexique) mardi 29 avril 2008
Tags: AntiQuarks, la rencontre, Richard Monségu et Sébastien Tron
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