Launaguet. Ce soir, c’est la grande nuit du Jazz !

novembre 22, 2008 by media  
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Il s’agit de la quatrième édition de la grande nuit du jazz organisée par l’Orchestre Ray Big Band, avec le concours de la municipalité. Voici des mois qu’ils préparent cet événement très attendu par bon nombre de passionnés.

Cette année, ils ont convié le groupe de Jazz Vocal « Fall in Bop » (thème de la soirée) qui manie avec une grande énergie l’univers du jazz swing et bebop, en passant par Charlie Parker, Duke Ellington, Jon Hendricks, Thelonious Monk ou d’autres… Le groupe travaillera quelques morceaux avec les enfants de la chorale de l’Ecole de Musique, traditionnellement associée à ce rendez-vous et, pour la première fois, avec un jeune groupe de Jazzmen de l’École de musique.

Le Ray Big Band, présidé par Didier Triquoire, est à l’origine et à la baguette de ce rendez-vous devenu incontournable pour tous les passionnés ou simplement les amateurs de musique qui étaient déjà venu en nombre lors des éditions précédentes. Et parions qu’il s’agît là d’un succès qui n’est pas prêt de s’essouffler…

David Byrne : la grande décharge du grand quinqua

octobre 31, 2008 by media  
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Aimeriez-vous afficher une telle forme à 56 ans? Poser la question, c’est… répondre que David Byrne est le quinquagénaire idéal. Force était de le constater au Métropolis, hier soir.

Ses chansons ne prennent pas de rides, même après trois décennies de vie; sa taille n’est ceinturée d’aucun kilo excédentaire; sa voix n’est altérée par nul signe d’usure; son énergie de jeune homme est restée intacte; ses cheveux blancs et abondants s’harmonisent parfaitement aux habits immaculés de ses six musiciens, trois choristes et trois danseurs.

Le chanteur américain doit-il prendre soin de lui pour nous offrir une telle décharge? Bien sûr que oui, et c’est parfait ainsi. Et chaque fois que David Byrne revient parmi nous, virtuellement ou physiquement, les doutes de son vieillissement formel ou physique se dissipent très vite.

Hier au Métropolis, cette paire d’heures passées la pédale au fond a mené une fois de plus à ces conclusions. Bien sûr, l’homme vieillit comme vous et moi, il attire certes une majorité de quadras et de quinquas, mais on aura aussi remarqué une forte portion de jeunes fans, dont Win Butler d’Arcade Fire, qui se réclame des Talking Heads, à l’instar d’autres formations de la même génération (LCD Soundsystem par exemple). Faut-il s’en étonner?

Aucunement, car Byrne est en phase avec l’époque actuelle: parfaitement adapté à la culture numérique, les antennes déployées sur les tendances les plus pertinentes de la pop culture, le propos allumé et lucide, la plume encore affûtée.

Ainsi, la soirée s’est amorcée par une intervention placide du chanteur qui nous a proposé le téléchargement de l’album Everything That Happens Will Happen Today (créé de concert avec Brian Eno) avant sa sortie dans «le monde matériel». Non, ce n’était pas l’amorce d’une conférence sur l’impact de la révolution numérique sur la musique. C’était plutôt le prélude d’une véritable déferlante de classiques et de chansons neuves.

Assez pacifique en intro, Strange Overtones a dressé la table de ce folk electronic gospel - l’expression suggérée par le tandem Byrne-Eno pour désigner son nouvel enregistrement. Même si la structure harmonique a été créée par Eno, on sentait la parfaite appropriation du chanteur américain. On s’est ensuite retrouvé en terrain connu avec un classique de Talking Heads, I Zimbra, chanson haute tension impliquant une série de manoeuvres chorégraphiques.

L’invitation de trois danseurs dans ce cadre aurait pu s’avérer maniérée, voire agaçante pour la performance instrumentale. Ce ne fut vraiment pas le cas. À maintes reprises, on a vu les choristes se fondre dans le mouvement des danseurs, de manière à ce que les rôles puissent se confondre joyeusement. Byrne lui-même a participé à ces jolis sparages collectifs.