Le souffle de Maalouf sur Douarnenez
Le Festival du cinéma de Douarnenez s’est clos le samedi 23 août par le récital du trompettiste Ibrahim Maalouf. Quel choix plus judicieux que celui de ce musicien libanais pour parachever ce 31e Festival consacré au Liban ?
Maalouf est un nom qui vous est familier ? C’est normal ! C’est aussi le nom du célèbre écrivain Amin Maalouf. Mais c’est d’un autre Maalouf talentueux dont je vais vous parler ici…
D’un Maalouf à l’autre
Ibrahim Maalouf est le neveu d’Amin Maalouf, mais il est surtout le fils du trompettiste Nassim Maalouf et de la pianiste Nada Maalouf, petit-fils aussi du poète et musicologue Rushdi Maalouf. Malgré cela, il ne lui sera pas difficile de se faire un nom à lui car son talent explose et les critiques saluent déjà son premier album Diasporas comme un chef-d’œuvre incontournable. Ils n’ont pas tort. Jugez-en vous-même : un morceau peut être écouté sur le site d’Ibrahim Maalouf.
Qui est Ibrahim Maalouf ?
C’est un jeune trompettiste de génie qui a été l’accompagnateur de chanteurs comme Matthieu Chédid, Vincent Delerm, Arthur H, Thomas Fersen. C’est surtout un virtuose qui a commencé très jeune la trompette et qui a remporté de nombreux concours nationaux et internationaux. Il débute l’étude de la trompette à l’âge de 7 ans avec son père, ancien élève de Maurice André. Dès l’âge de 17 ans, il se fait remarquer par les professionnels pour son interprétation, en concert avec orchestre de chambre, du 2e Concerto Brandebourgeois de Bach. Une œuvre réputée comme étant l’œuvre la plus difficile dans le répertoire pour trompette classique.
Ce jeune musicien, formé à la perfection dans le style classique, a souhaité prendre de la distance avec le son trop puissant, “presque martial” de la trompette classique. Il a joué dans un premier groupe, “Farah”, teinté d’une couleur jazz’orientale prononcée, mais sa naissance à la musique moderne passe surtout par son premier album, Diasporas qui est au carrefour du classique, du jazz aux sonorités orientales, de l’électro et du funk. C’est son concert du 12 février 2006 au New Morning de Paris qui l’installe définitivement sur la scène française de Jazz’ Électro Oriental Rock.
Maalouf, formé très jeune à la discipline rigoureuse de la musique classique, est au contraire un autodidacte en jazz.


