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Les succès des années 80 en version tzigane
Ecrit par media le 6 mai 2008 – 10:32 -
Prendre les meilleurs succès des années 80 et les arranger dans une version très festive de jazz manouche, il fallait y penser! En mariant ces deux univers en apparence incompatibles, le groupe The Lost Fingers vient de faire une entrée remarquée dans le petit monde de la nouveauté musicale québécoise.
«Tout est parti d’une blague, raconte Byron Mikaloff (ex-One Ton et Bunka Busta). Nous avions entendu la toune Touch Me de Samanta Fox à la radio et nous avons décidé de la jouer dans une version manouche dans les bars et les restos. C’était pour le fun. Finalement, les gens ont adoré.» Nouvelle jeunesse Et les voilà quelques semaines plus tard avec un premier album Lost in the 80’s qui leur vaut de très bons commentaires sur YouTube. Ces trois joyeux lurons et virtuoses de la musique n’en reviennent pas encore du succès de leur premier opus et se rendent compte tout à coup qu’ils viennent peut-être de mettre la main sur un bon filon. À première vue, le résultat surprend. Faut-il rire ou s’étonner en réécoutant ces vieux tubes des années 80 repris à la sauce tzigane? Sans doute un peu des deux. Sous les riffs énergiques et bien sentis des deux guitaristes (Byron Mikaloff et Christian Roberge) et du contrebassiste Alex Morissette, de grands succès comme Pum Up The Jam de Technotronic, Touch Me de Samantha Fox ou encore, Fresh de Kool & the Gang, qui avaient mal vieilli, retrouvent tout à coup une nouvelle jeunesse et un petit côté extravagant nullement perceptible sur les versions originales qui se prenaient plus au sérieux. «La voix chaude de Christian apporte de la crédibilité à cet album, constate Byron Mikaloff. Sans sa voix, je ne pense pas que nous aurions le même succès.» Au Festival d’été Les trois complices vouent une belle admiration pour le célèbre Django Reinhardt . «Je crois qu’il a été le seul à savoir faire chanter sa guitare de la sorte. Au-delà du mythe entourant ce personnage qui a appris à jouer avec deux doigts, Django Reinhardt a su développer un côté lyrique et ethnique qu’on ne retrouve pas chez d’autres musiciens de jazz», observe Christian Roberge avouant que le jazz manouche nécessite une technique bien particulière qui n’est pas donnée à tout le monde. Victimes de leur succès, les musiciens sont déjà réclamés dans plusieurs évènements. Du 29 mai au 1er juin, ils iront se frotter à quelques grands guitaristes connus au FGMAT, Festival international des guitares du Monde en Abitibi Témiscamingue, puis ils animeront les 5 à 7 sous la tente VIP au prochain Festival de jazz de Montréal. Ils feront ensuite swinguer le public du Festival d’été de Québec en juillet. Les dates pouvant changer, mieux vaut consulter leur site sur Myspace. Un groupe à découvrir d’urgence!
Tags: années 80, Les succès, tzigane
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