vos critiques de concerts

Ecrit par media le 19 août 2008 – 11:25 -

Lorsqu’on vous annonce que le ‘Kality street’ est un festival près de Toulon, vous vous imaginez bêtement que vous allez vous la jouer total farniente, pastag et pieds dans l’eau, d’autant plus lorsque une semaine avant, au Gaou, Catherine Ringer vous invitait à sa confidence musicale entre deux bruissements de cigales. Donc. Vous partez guilleret et ravi, les pieds en mode tongs et les lunettes de soleil en vision panoramique. Et puis, quand vous vous mettez à errer sordidement entre trois ronds-points nauséeux d’une zone commerciale à l’orée d’un horizon glamour de HLM, et ce à la recherche fiévreuse d’un Castorama désaffecté, vous déchantez un peu. C’est ça le sud ? hé merde.

ne fois déniché le lieu improbable façon teknival, une seconde appréhension nous secoue les coups de soleil : outre les brochettes de dreads ‘irie’ balayées au gré des déambulations bancales de bolas phosphorescentes, une musique très carte postale ‘dancefloor club toulonnais’ nous est parachutée dans les oreilles. Ouh. L’atterrissage est rude. Mais qu’importe, nous irons au bout de notre quête. Notre courage sera rapidement récompensé : sur la grande scène, s’installent deux DJs en double platines, Chinese Man , qui nous décapsulent un set fraîchement ciselé, bouillonnant d’éclectisme.

Préludés par quelques samples improbables dans la série bonne ambiance, les deux musiciens sautillent d’un hip hop old school au jazz funky en passant par le ragga, l’electro acidulée ou la drum’n bass énergétique. Les booty se remuent en forme de bossa nova et de charleston tandis qu’un saupoudrage de petits samples bien placés, Beastie , Sporto Kantès ou encore Ray Charles enflamment le public et leurs dreads chatoyantes. Leur set est brillamment évolutif, mâtiné de scratchs bien sentis et les deux DJs s’en donnent à cœur joie. Communicatif.

À mesure où la scène prend forme pour Maniacx , la curiosité s’enflamme et l’envie nous prend aux tripes de découvrir enfin en live ces phénomènes electro-hip hop rock qui, en seulement cinq ans et deux albums (dont un tout neuf), se sont incisés dans la scène nationale une voie royale prometteuse. Deux tables en forme, l’une de ghettoblaster géant, et l’autre, de magnéto à bandes (avec néon qui clignote à l’intérieur, s’il vous plaît) supportent toute leur came électronique (mac, multipiste, table de mix, machines à effets, platine) tandis que sans transition une énorme basse bien grasse met le feu au départ.

Montée progressive des lights et plein feu sur trois personnages aux looks improbables, welcome le rappeur-Deschiens des années 80, le Hip Hoper southcoast (?) from Dallas et le grunge-hardos de service, ambiance pompiste de Seattle. Oh yeah. Les bidouillages sonores frais et ludiques à la ‘Funny guys’ ), ou les guitares survitaminées de ‘Rimes’shot’ voisinent avec du gros son crunk entre deux Snap (souvenez-vous I got the power , tout ça) et du 20 fingers (iny winy tziny winy… Short dick man …), Si-si, et, comme l’hymne qui colle à leur peau, du Jump jump à la Kriss Kross , forcément.


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Jazz Radio - Deux fréquences en région Centre

Ecrit par media le 26 juin 2008 – 9:06 -

Jazz Radio va mettre en service deux nouvelles fréquences en région Centre. La station thématique s’est félicitée de ce développement qui porte à 14 le nombre de ses fréquences en France.

Le CSA a attribué deux fréquences à Jazz Radio en région Centre. La station thématique va désormais diffuser ses programmes à Tours (Indre-et-Loire) sur 103.4 FM et à Bourges (Cher) sur 93.4 FM. Ces deux agglomérations représentent un potentiel de population d’environ 200 000 habitants. Benoît Thuret, directeur des programmes de la station, s’est dit “satisfait de ce développement de Jazz Radio dans deux agglomérations importantes, toutes les deux attachées au jazz et à la musique en général“. Il a souligné que “le Printemps de Bourges est un festival d’une très grande qualité et d’une notoriété acquise“, tandis que le jazz est très présent à Tours.

Jazz Radio explique qu’elle est “depuis longtemps en contact avec les musiciens locaux” et a récemment publié la compilation intitulée “Jazz in Tours by Jazz Radio“. Présente dans une vingtaine d’agglomérations, Jazz Radio poursuit son développement en France. Elle diffuse ses programmes à Lyon (Jazz Radio 2) sur 97.3 FM, Bastia sur 88.7 FM, Vienne sur 100.9 FM, Calvi sur 97.0 FM, Monaco sur 96.4 FM, Ghisonaccia sur 88.7 FM, Aix-en-Provence sur 96.2 FM, Marseille sur 92.8 FM, Gap sur 92.4 FM, Clermont-Ferrand sur 99.4 FM, Le Puy-en-Velay sur 105.1 FM et Reims sur 93.7 FM.

Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu

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La Roche sur Yon

Ecrit par media le 18 avril 2008 – 10:59 -

Zucchero, Bernard Lavilliers et Christophe Mae à Poupet !

Zucchero, Bernard Lavilliers et Christophe Mae : voilà les trois dernières têtes d’affiche du festival de Poupet. Ses organisateurs avaient déjà annoncé la venue de pointures de la pop (Vanessa Paradis, James Blunt), du rock (BB Brunes, Blankass, Matmatah), de la chanson française (Camille, Juliette, Yaël Naïm ou Rose), du jazz (Thomas Dutronc, Pink Martini), des musiques du monde (Tiken Jah Fakoly, Soha) ou de la musique celtique (Loreena Mckennit, Dominique Dupuis). Le festival se déroulera du 4 juillet au 1er août.


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Campagne napoléonienne pour le duo Padovani Chabenat

Ecrit par media le 17 avril 2008 – 10:39 -

Toulouse, mai 2005, paru dans la Jazzette n°42, 21 juillet 2005

Associer le saxophone et un instrument traditionnel paraît surprenant, vous ne trouvez pas ?G.C. : la vielle à roue n’est pas un instrument traditionnel, elle est utilisée dans les musiques traditionnelles mais c’est un aspect très réducteur de son histoire. Cet instrument existe depuis l’Antiquité, a traversé le Moyen Age, l’époque baroque et n’a été associé aux musiques traditionnelles qu’à la fin du 19e siècle. Voilà pour la première partie de la question.Pour ce qui est de la surprise, c’est un instrument surprenant en jazz et il y a très peu de vielliste dans le jazz. Cela tient à une grande complexité technique et en particulier à des questions de lecture : les techniques instrumentales sont à réinventer. Le clavier est très compliqué et ne réagit pas comme celui d’un piano.
Donc un instrument complexe mais qui offre beaucoup de possibilités ?
G.C. : c’est un instrument chromatique, qui a donc beaucoup de tonalités et qui peut produire des sons à l’infini.
Quelles sont donc les particularités de la vielle à roue en jazz ?
G.C. : c’est un instrument qu’on n’attend pas, à cause justement de sa popularité en musique traditionnelle. J’ai trouvé un son original, proche du violoncelle. Mon instrument est ultra moderne. Mon luthier me fabrique une vielle ergonomique, qui a cependant l’aspect d’un instrument ancien.
Et avec le saxophone ?
G.C. : la musique de Jean-Marc est chatoyante, généreuse, construite sur une écriture. Il y a donc rencontre car une fusion entre saxophone et vielle est improbable. De la rencontre naît la surprise. Un matériel thématique sur lequel se greffe alors l’improvisation.
J.-M.P. : on ne peut pas dire qu’il y a un instrument qui accompagne l’autre, il s’agit d’interactions. Les deux instruments qui se mélangent créent un troisième avec sa texture propre. C’est passionnant de construire avec un instrument au passé aussi riche et divers.
G.C. : Jean-Marc aime jouer avec les effets et ceux qui apparaissent dans la rencontre entre vielle et saxophone sont surprenants. Cet instrument qui a traversé les époques ne demande qu’à évoluer et son époque jazzistique lui offre une nouvelle voie.
Ils seront samedi 5 avril à Labastide Murat dans le Lot à 21h. Renseignements 06 70 95 57 30
A 20 h ils débattront sur le jazz salle multimédia toujours à Labastide Murat (qu’on se le dise! roulement de tambour de grognard)

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Nina Simone : Pastel Blues (Verve, 1965)

Ecrit par admin le 13 avril 2008 – 18:44 -

“Blues Pastel”, titre ironique pour un album dont le répertoire n’est que partiellement composé de blues mais dont chaque morceau est empreint de sa force et de sa douleur.

Les interprétations de Nina Simone sont puissantes, de grandes envolées pianistiques aux rythmes proches de la transe, le grain si particulier de sa voix charnelle, profonde, oscillant entre velours et âpreté.

Elle narre l’amour déçu, la faiblesse des hommes, la bassesse de la nature humaine avec un ton acide et corrosif, trahissant les blessures et l’amertume de sa communauté pour qui elle n’hésite pas à s’engager. Car toujours, à l’époque des mouvements de revendications noires, le blues de la Diva révoltée se fait l’écho de sa conscience politique tranchante et de son implication dans les combats pour les droits civiques.

Ici, la grande prêtresse se montre sous toutes ses facettes : sereine, militante, émouvante, révoltée.

Elle arrache les tripes, l’âme et le cÅ“ur pour envahir les moindres recoins de l’être et le laisser dans un absolu abandon.

écoutez:


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Morceau du Jour !

Ecrit par admin le 12 avril 2008 – 17:22 -


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