Stevie Wonder, un moment de grâce
septembre 30, 2008 by media
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Après seize ans d’absence, le maître de la musique noire américaine a donné un concert triomphal à Paris-Bercy.
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« Je ne sais pas si je vous ai manqué, mais vous m’avez beaucoup manqué. » Stevie Wonder ne s’était pas produit à Paris depuis 1992, au Zénith. C’est un Palais omnisports de Bercy comble qui l’accueillait dimanche, dans le cadre de sa tournée européenne. Sans album à promouvoir - le dernier en date, A Time 2 Love remonte à 2005 - Stevie Wonder est là pour le plaisir de jouer uniquement. En près de 2 h 30, le musicien a prouvé qu’il demeurait un des plus grands artistes de notre temps.
La musique, et elle uniquement, était ce soir-là au centre d’une performance époustouflante et à haute teneur émotionnelle. Accompagnée par sa fille Aïsha, la superstar fit son entrée sur scène accueillie par une standing ovation. Entouré d’un orchestre de 14 musiciens (cuivres, percussions, guitares, claviers, choristes), il commença le concert debout, à l’harmonica. Sans décor, ni projection, ni effets spéciaux, avec un son excellent, le premier miracle Wonder est de rendre Bercy aussi intimiste qu’un club de jazz. Quand tant d’autres se croient obligés de faire de la surenchère à tout prix, voilà un type qui fait confiance à son répertoire et à son groupe pour faire passer une bonne soirée au public.
Funk débridé et ballade sentimentale
Sous contrat avec la maison de disques Motown depuis l’âge de 11 ans, le chanteur et multi-instrumentiste a gagné ses galons de maître de la musique noire américaine en une poignée d’albums stupéfiants, publiés entre 1972 et 1980. C’est logiquement dans ce corpus de chansons que le concert puise, ignorant presque complètement les dernières et décevantes productions du bonhomme.
Même si sa silhouette s’est épaissie avec les années, la voix - une des plus célèbres du monde - est intacte, virtuose sans jamais tomber dans la démonstration. Aussi à l’aise dans le funk le plus débridé que dans la ballade sentimentale, passant du piano à queue au Clavinet, Stevie Wonder semble prendre un plaisir immense à dérouler des mélodies pour lesquelles bon nombre d’aspirants artistes de R & B se damneraient.
Les quelques sucreries exécutées en milieu de soirée (Part-Time Lover ou Overjoyed) rappellent que l’inspiration a déserté le compositeur à la trentaine, au milieu des années 1980. Mais lorsqu’il revisite ses grands disques de la décennie précédente (Innervisions, Talking Book, Songs in the Key of Life), la prestation touche au sublime. Ultracompétents sans jamais être tapageurs, les musiciens restituent à merveille des arrangements d’une complexité et d’une modernité époustouflantes. Sir Duke, I Wish, Isn’t She Lovely, You Are the Sunshine of My Life et une dantesque version de Superstition transforment le Palais omnisports en fournaise.
Mais le plus beau moment de ce concert reste l’interprétation de Free, que Stevie Wonder n’avait pas chanté depuis 1988, et à l’issue de laquelle il s’effondra sur son piano, en larmes. Quelques minutes auparavant, le chanteur avait évoqué sa mère disparue, se remémorant sa première venue parisienne, à l’Olympia, en 1963, au cours de laquelle elle l’accompagna. « Merci pour ton soutien, maman », déclara-t-il alors. À 58 ans, Stevie Wonder a conservé une fraîcheur de gamin.
Toty à l’honneur lors de l’ouverture
Après 19 ans d’existence, le festival international Madajazzcar devient chaque année le rendez-vous incontournable des amateurs du genre. Depuis quelques années, un concert gratuit se tient pendant le festival, et un, en clôture, au jardin d’Ambohijatovo. Une initiative qui revient au Comité d’organisation afin de mieux sensibiliser ce genre de musique souvent classé de « snob ».
Cette année, près de 12 groupes venant des quatre coins du monde vont prendre part au festival. Le grand Toty sera à l’honneur lors de l’ouverture de cette 19è édition. En effet, quelques amis se sont joints pour rendre hommage à un des leurs qui les a quittés pour un monde meilleur, l’année dernière. Olivier Andriamampianina, plus connu sous le nom de Toty érait un grand artiste. S’il a été très connu dans le milieu du jazz, il a également été l’un des arrangeurs de plusieurs groupes de variétés. Son talent est reconnu partout et ce grand fan de Jacob Pastorious a beaucoup fait pour la musique malgache.
Il a eu l’occasion de participer à plusieurs éditions du festival Madajazzcar et pour marquer l’absence de ce grand musicien, une formation dénommée T.T.T (Tribute To Toty) composée de Radanz, Eric Rakotoary, Haja Andrianary, Sesely, quelques amis, amateurs de « guitare basse », auront l’honneur d’ouvrir cette 19è édition durant un concert au Carlton Anosy , le Lundi 06 Octobre à 19h. Ils joueront aux côtés d’un trio brésilien, le « Trio Esperança », et un groupe venu d’Allemagne, Furiopolis. l’Allemagne qui a été choisi comme nation présidente d’honneur de cette 19è édition.
Des ateliers, cabarets et conférence-débats seront également au programme de cette 19è Festival international Madajazzcar.
Jazz sur fond de musiques populaires turques : Hradcany au Satellit Café le 30 septembre
septembre 29, 2008 by media
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Le trio de jazz Hradcany vous fera vibrer grâce à son répertoire empruntant des références aux musiques traditionnelles turques, balkaniques et d’Europe de l’Est.
Joueurs d’émotions vagabondes, Hradcany (prononcer Radchani) nous livre un carnet de voyage musical captivant. Les trois musiciens qui composent ce groupe, Serge Adam, Philippe Botta et David Venitucci excellent dans l’improvisation. Tour à tour, ils alternent les rôles, assumant l’accompagnement comme le maintien rythmique, avec beaucoup d’aisance et de talent. Vous vous laisserez prendre au jeu de leur musique à la fois festive et mélancolique, au lyrisme discret, et au swing constamment sous-entendu.
Christophe Maé : Beach party
septembre 29, 2008 by media
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Christophe Maé publie aujourd’hui « Comme à la maison », son premier CD Live capturé au soleil d’une plage Corse et c’est un événement car si ce garçon est devenu, en 2007, le quatrième chanteur le mieux payé en France, cela peut s’expliquer de mille façons… mais en tout cas, on ne peut pas le mettre sur le dos du hasard. Persévérant et intelligent, il a su prendre appui sur les ruines de ses galères pour se hisser aujourd’hui au plus haut des classements de ventes, mais aussi s’installer durablement dans le cœur de son public. Et sans doute pour le récimpenser, Christophe les invite tous à partager sa joyeuse Beach Party…
Christophe Martichon, de son vrai nom, naît et grandit avec la musique. Son père était saxophoniste de jazz et la maison familiale lui servait de studio de répétition. Rien d’étonnant, donc, que dès six ans, Christophe se mettre à jouer du violon, ni que son frère Frédéric, quant à lui, apprenne la flûte traversière.
À douze ans, Christophe troque l’archet pour une paire de baguettes et tambourine sur une batterie. Une nouvelle discipline qui lui donnera, tout au long de sa carrière, le sens du rythme qui caractérisera son travail. Alors qu’il participe aux championnats de France de ski en Super-G, et qu’il excelle déjà en tennis, il s’imagine alors sportif de haut niveau, voire prof de ski. Mais à treize ans, une polyarthrite chronique le bloque au lit pendant six mois. Game over. Mais qu’à cela ne tienne : même des attelles aux doigts, Christophe s’active et se met à jouer de l’harmonica pour passer le temps… Il n’a pas trouvé meilleur instrument pour pouvoir jouer allongé.
À dix-sept ans, il interrompt ses études. Il a pour ambition de se consacrer uniquement à la musique, et ne quitte plus sa guitare acoustique. Il monte alors le trio Bluesy Fonck, qui reprend les tubes de Tracy Chapman, entre autres. Une direction professionnelle qui n’est pas sans déplaire à sa famille, qui aurait bien aimé qu’il reprenne l’entreprise familiale de ses parents à Carpentras. Mais même armé de son CAP de pâtissier, les deux ans que Christophe passera dans la pâtisserie de son père n’y feront rien.
Inscrit à dix-huit ans au Conservatoire de l’auditorium du Thor à Avignon, et armé d’un diplôme de culture Musicale et Instrumentale dès vingt-et-un ans, plusieurs stages avec le virtuose Jean-Jacques Milteau lui permettent de devenir un harmoniste averti. C’est alors qu’il prend son mal en patience et se donne toutes les chances de percer, partant jouer dans les piano-bars du Sud de la France, première rencontre avec la scène. Rapidement, il assure deux-cent concerts par an, influencé par Bob Marley, Otis Redding et une poignée d’autres légendes.
Appoggiatures présente sa saison de concerts
Plus tard. L’association a concocté une programmation de musiques savantes. Cinq concerts auront lieu dans plusieurs salles de la ville.
Thomas Lacourt, président, présente la nouvelle saison : « Trois dates seront consacrées à la musique dite classique, les deux autres feront des incursions dans des univers autres, mais pas si éloignés que cela : l’une vers une musique métissée, mêlant les syntaxes du classique et du jazz, l’autre vers de la création de chanson française avec accompagnement d’instruments acoustiques (flûte, contrebasse, piano) ». La nouveauté de la saison réside dans l’apparition d’un calendrier plus simple et plus régulier, avec deux formules : les Dimanches en musique, les premiers dimanches d’octobre et de mars à 17 h. Les Concerts du mardi, le premier mardi de décembre, de février et de mai à 20 h. « Comme à l’accoutumée, les ensembles invités sont composés de musiciens professionnels, résidants pour la plupart en Normandie voire dans la Manche, Appoggiatures étant attachée à faire partager la richesse et la qualité des artistes régionaux au public cotentinois », précise-t-il.
Un programme de qualité
Les Dimanches en musique
Dimanche 5 octobre : concert d’ouverture exceptionnel. Appoggiatures reçoit un octuor à vent (2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors) et deux récitants dans un spectacle intitulé Harmoniemusik, « mêlant des arrangements des grandes pages d’opéras de Mozart (Don Giovanni, les Noces de Figaro, la Flûte enchantée…), de courtes lectures de textes de présentation ou d’extraits des livrets de Da Ponte, et des projections de gravures d’époques ou de photos prises lors de représentations de ces opéras ». Ce spectacle est une production du Festival de Musique en Pays de Falaise. Au théâtre de la Butte, à 17 h.
Dimanche 1er mars : Orlikea, quintette de trompettes. Dans le cadre d’une journée de la trompette, rassemblant différentes écoles de musique de la Manche, avec stage-masterclass dans la journée et concert le soir avec en première partie les élèves stagiaires. En partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Municipal de Cherbourg-Octeville (Ecole de musique). Au Vox à 17 h.
Les Concerts du mardi
Mardi 2 décembre : Effe &… Il s’agit d’un duo féminin chant/contrebasse et flûte/piano ¯ Chanson française originale. Au Vox à 20 h
Mardi 3 février : Affretando. Duo de guitares dans un programme de musique ibérique dans le cadre de Cinémovida 2009, en partenariat avec La Mancha. Grand Salon de l’Hôtel de Ville à 20 h.
Mardi 5 mai : Tyff Quartet, flûte & jazz piano trio (piano, contrebasse, batterie) qui interprétera Crossover Music de Claude Bolling (musique métissée aux frontières du classique et du jazz). Théâtre de la Butte à 20 h.






