La Rochelle, île de Ré et île d’Oléron…

août 25, 2008 by media  
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Derniers festivals et fin de la programmation estivale à La Rochelle, dans l’île de Ré et l’île d’Oléron avant de prolonger l’été en septembre et découvrir les événements de la rentrée.



À lire aussi : le retour à La Rochelle des bateaux de plaisance québécois et français “à la une” et plus d’infos sur le festival de la fiction TV à La Rochelle du 17 au 21 septembre au fil de l’actualité.

“La Grande Séduction”, projection en plein air, lundi 25 à 21h30 au Château d’Oléron : la Citadelle classée au titre des Monuments historiques accueille de nombreux événements pendant l’été et peut également se visiter librement ou avec un guide.

Jazz en Ré jusqu’au mardi 26 août 2008 à Saint-Martin : pour cette 11e édition des concerts, tous gratuits à l’Espace Jazz installé au parking de la Courtine avec un mix très sympathique d’orchestres amateurs et de pointures de renommée nationale et internationale. Un incontournable de la fin de saison estivale. Nextscene, Philippe Ménard et Nobby Clarke, Jazz Chamber Orchestra, Thomas Enhco & Co, “Paris Paname”…Découvrir le programme des derniers jours.

Université de La Rochelle, seconde campagne d’inscriptions pour la rentrée 2008-2009, à partir du lundi 25 août : les cours débutent dès le lundi 8 septembre dans de nombreuses filières, c’est le moment de découvrir et de télécharger le “guide de l’étudiant”  et de consulter les infos pratiques pour s’inscrire ! Le guide de l’étudiant 2008 dans la galerie de flyers.

Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle : mardi 26 août de 10h30 à 12h15, atelier-visite en famille sur “Ce que raconte une coquille”. Des visites thématiques accompagnées du mardi 26 au vendredi 29, tous les jours à 16h sur le thème du “Voyage des plantes”. Plus d’infos en cliquant ici.

Mémo : expos et musées. Jacques Harbelot et Maud Torrent exposent au Clos des Cimaises à Saint-Georges du Bois jusqu’au 19 septembre. Catherine Lam a installé son univers dans la vitrine de la galerie Bletterie à La Rochelle, à découvrir en passant jour et nuit jusqu’au 9 septembre. Et aussi : l’histoire des migrants de La Rochelle vers Québec dans La Tour de la Chaîne. Retrouvez toutes les infos ici.

Visites et balades insolites avec l’office de Tourisme de La Rochelle : jusqu’à la fin de l’été les guides conférenciers proposent d’explorer le patrimoine de la cité maritime. En plus des traditionnelles visites à pied, en calèche et celles de l’hôtel de ville, vous pouvez avec des amis redécouvrir La Rochelle sous un angle différent, par exemple en vélo jusqu’en septembre à travers les parcs, les jardins, le long de la mer et en centre ville. Pour les dernières dates de la “balade gourmande” au marché central de La Rochelle pour prendre le temps entre saveurs du terroir et l’ambiance du marché rochelais, contacter l’office.
Depuis sa création, les rendez-vous théâtralisés avec des personnages en costumes d’époque initiés par Jean-Luc Labour, aujourd’hui président de l’office sont très prisés et mieux vaut réserver. La célèbre “Ronde de nuit” invite à suivre en nocturne le veilleur dans les rues et dans des lieux insolites les jeudis jusqu’à mi-septembre. Sur réservation uniquement, sa petite soeur “La ronde des petits veilleurs” est une adaptation qui propose de découvrir avec le veilleur les trésors cachées de La Rochelle. Les inédits du mois de septembre : “En passant par La Rochelle”, spectacle musical sur La Rochelle du Moyen-âge à nos jours ; “La Rochelle et les compagnons de Champlain”, un spectacle qui évoque le départ de La Rochelle de l’expédition de Samuel Champlain. Plus d’infos sur le site de l’office du tourisme.

5e édition du festival des Jeunes talents Gnaoua : Dévoiler les futurs maâlems au grand public

août 25, 2008 by media  
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La 5e édition du festival des Jeunes Talents Gnaoua a débuté, mercredi soir à Essaouira, avec des spectacles envoûtants animés par de futures maâlems gnaoua et des groupes de world music qui ont enflammés la place Moulay Hassan, au grand bonheur des festivaliers, très nombreux à affluer sur la cité des Alizés.
C’est à l’incontestable maâlem Abdeslem Alikane, directeur artistique du festival, qu’est revenu l’honneur de donner le ton de cette édition et d’étaler toute la grandeur de la culture gnaoui, avant de céder la scène à des jeunes talents qui, armés de leur guembri et de leurs crotales, ont gratifié le public par des spectacles puisés dans le répertoire gnaoui.
Il faut dire que le choix de ce grand maâlem pour diriger le concert d’ouverture animé par l’école d’art gnaoui n’était par fortuit puisqu’il cadre parfaitement avec l’objectif et l’esprit même du festival, qui veut s’inscrire davantage dans la durée que «l’événement en tant que tel», et donner tout son sens au concept de «festival école» ou «festival lieu de formation et de production culturelle».
Né en 1958 à Essaouira, Abdeslam Alikane a commencé à jouer des crotales à l’âge de 9 ans. Très apprécié lors des rituels de transe, ou lilas, il se fait remarquer par une singulière maîtrise de la pratique thérapeutique.
Il a participé à plusieurs festivals internationaux et a joué notamment avec le Britannique Peter Gabriel et le musicien africain Ray Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitulé «Safi».
La soirée d’ouverture, qui s’est déroulée en présence notamment de André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président fondateur de l’association Essaouira-Mogador, et Abdeslem Bikrat, gouverneur de la province d’Essaouira, a été marquée de même par une procession d’une grande beauté réunissant les troupes gnaoua invitées.
Outre les quatre lauréats de l’édition 2007 qui a attiré plus de 150.000 festivaliers, se sont relayés sur scène Khalid Izoubaz d’Essaouira, Salem Rahrouh de Tanger et Abdellatif Bentair de Safi, tous des maâlems en herbe représentant la nouvelle génération des gnaoua qui mérite encouragement, soutien et sollicitude afin qu’elle soit la digne représentante de ce noble art et dépositaire légitime de cette composante du patrimoine national.
Autre moment fort de cette première soirée, le concert donné par le groupe Bleu Mogador qui s’inspire de la musique gnaoua, d’influences de l’Afrique Noire, de la musique populaire marocaine, ainsi que des rythmes modernes tels le jazz et le blues.
L’union de la voix, de la mélodie et du rythme font la force de ce groupe créé en 2000 et dont les créations se basent sur divers instruments musicaux tels les crotales, le guembri, le djembé africain, la guitare et le violon, outre la batterie et la darbouka.
A Dar Souiri, les mélomanes ont été au rendez-vous avec les maâlems Abdelaziz Soudani et Chrif Regragui et avec les hadarrates, un groupe de cinq femmes munies de bendir et de tâarija, scandant des paroles fortement rythmées et enracinées dans notre culture séculaire.
Une vingtaine de concerts sont programmés dans le cadre de cette manifestation culturelle, en plein air (Place Moulay Hassan) ou en salle (Dar Souiri), avec la participation de jeunes gnaoui qui vont concourir pour l’obtention de quatre prix (voix, guembri, prestation scénique et t’bal), et des groupes de world music, d’Essaouira ou venant d’autres villes du Royaume.
L’édition 2008 s’ouvre par ailleurs aux arts visuels à travers l’organisation, d’une double exposition intitulée «Hâl, le tourbillon des génies» qui se veut à la fois pédagogique, culturelle et artistique.
La première exposition montée à Dar Souiri est conçue comme une ouverture à l’univers spécifique des confréries alors que la seconde, au Bastion Bab Marrakech, réunit des oeuvres d’une vingtaine d’artistes marocains (peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes) transcrivant l’expérience du «hâl» ou du moins la vision singulière et créatrice que chacun d’entre eux peut en avoir.
Préparé, dirigé et organisé par des compétences locales, ce festival constitue une opportunité pour les jeunes maâlems, encore méconnus du grand public mais qui sont prêts à s’affranchir de leur modestie habituelle pour affronter la grande scène, de faire le point sur leur cheminement de carrière artistique grâce à une évaluation par des maâlems incontestables et d’acquérir une expérience de scène enrichissante.
Essaouira, un lieu de mémoire de l’histoire de la confrérie des Gnaoua, comme en témoigne l’existence de la seule Zaouia Gnaoua au Maroc, s’engage ainsi à préparer la relève pour garantir la pérennité de la musique et du patrimoine gnaoui.