Le Festival Jazz à la Villette met à mal les clivages
août 22, 2008 by media
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Pour son édition 2008, le festival Jazz à la Villette réunit du 2 au 14 septembre des artistes issus de tous les genres musicaux, tels que qu’Archie Shepp, Zombie Zombie, Erik Truffaz (photo) ou encore Le Sacre du Tympan. Une affiche visant à prouver que “jazz is not dead”!
Du jazz… mais pas seulement! Pour sa quatrième édition, du 2 au 14 septembre 2008, le festival parisien Jazz à la Villette prône une nouvelle fois l’ouverture du jazz aux autres styles musicaux, allant du rock à la musique électronique en passant par la chanson et le son expérimental.
Le festival aura ainsi pour mot d’ordre de proposer un autre regard sur le jazz en le confrontant à d’autres styles et d’autres formes artistiques. Objectif: prouver que “Jazz is not dead”, comme l’indique l’affiche à tête de mort un rien anarchiste du festival. Une promesse que le site du festival incite pour sa part “à vérifier sur place”.
Pour se convaincre (si cela était vraiment nécessaire) que le “jazz n’est pas mort”, Jazz à La Villette présentera une affiche où le jazz sera confronté à la chorégraphie, avec Salva Sanchis et Archie Shepp, le rock mêlé au jeu et au violoncelle avec Vincent Courtois et Pierre Baux. Le festival multidisciplinaire présentera également une programmation cinéma, avec Chunking Express de Wong Kar Wai et A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard. Pierre Henry et Erik Truffaz mêleront pour leur part projections sonores et trompette. Enfin Fred Pallem et le Sacre du Tympan pourront poursuivre dans cette composition osée que propose le festival.
A noter également que le festival, qui Le festival prendra place dans les salles de la Grande Halle de la Villette (Charlie Parker et la salle Boris Vian), investira aussi l’Atelier du plateau, le Point Ephémère sur le canal Saint-Martin, ou le cinéma MK2 du Quai de la Loire pour les films.
Au Point Ephémère, l’affiche aura de quoi faire se déplacer les foules, avec Zombie Zombie ou encore Serge Teyssot-Gay.
Les tarifs sont quant à eux des plus démocratiques, allant de 14 à 30 euros selon les concerts. Différentes formules sont par ailleurs proposées comme les tarifs réduits, tarif formules et tarif jeunes.
Essaouira: le festival Jeunes Talents Gnaoua démarre
août 22, 2008 by media
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La 5ème édition du festival des Jeunes Talents Gnaoua a débuté, mercredi soir à Essaouira, avec des spectacles envoûtants animés par de futures maâlems gnaoua et des groupes de world music qui ont enflammés la place Moulay Hassan, au grand bonheur des festivaliers, très nombreux à affluer sur la cité des Alizés.
C’est à l’incontestable maâlem Abdeslem Alikane, directeur artistique du festival, qu’est revenu l’honneur de donner le ton de cette édition et d’étaler toute la grandeur de la culture gnaoui, avant de céder la scène à des jeunes talents qui, armés de leur guembri et de leurs crotales, ont gratifié le public par des spectacles puisés dans le répertoire gnaoui. Il faut dire que le choix de ce grand maâlem pour diriger le concert d’ouverture animé par l’école d’art gnaoui n’était par fortuit puisqu’il cadre parfaitement avec l’objectif et l’esprit même du festival, qui veut s’inscrire davantage dans la durée que “l’événement en tant que tel”, et donner tout son sens au concept de “festival école” ou “festival lieu de formation et de production culturelle”. Né en 1958 à Essaouira, Abdeslam Alikane a commencé à jouer des crotales à l’âge de 9 ans. Très apprécié lors des rituels de transe, ou lilas, il se fait remarquer par une singulière maîtrise de la pratique thérapeutique. Il a participé à plusieurs festivals internationaux et a joué notamment avec le Britannique Peter Gabriel et le musicien africain Ray Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitulé “Safi”. La soirée d’ouverture, qui s’est déroulée en présence notamment de MM. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président fondateur de l’association Essaouira-Mogador et Abdeslem Bikrat, gouverneur de la province d’Essaouira, a été marquée de même par une procession d’une grande beauté réunissant les troupes gnaoua invitées.
Outre les quatre lauréats de l’édition 2007 qui a attiré plus de 150.000 festivaliers, se sont relayés sur scène Khalid Izoubaz d’Essaouira, Salem Rahrouh de Tanger et Abdellatif Bentair de Safi, tous des maâlems en herbe représentant la nouvelle génération des gnaoua qui mérite encouragement, soutien et sollicitude afin qu’elle soit la digne représentante de ce noble art et dépositaire légitime de cette composante du patrimoine national.
Autre moment fort de cette première soirée, le concert donné par le groupe Bleu Mogador qui s’inspire de la musique gnaoua, d’influences de l’Afrique Noire, de la musique populaire marocaine, ainsi que des rythmes modernes tels le jazz et le blues.
L’union de la voix, de la mélodie et du rythme font la force de ce groupe créé en 2000 et dont les créations se basent sur divers instruments musicaux tels les crotales, le guembri, le djembé africain, la guitare et le violon, outre la batterie et la darbouka. A Dar Souiri, les mélomanes ont été au rendez-vous avec les maâlems Abdelaziz Soudani et Chrif Regragui et avec les hadarrates, un groupe de cinq femmes munies de bendir et de tâarija, scandant des paroles fortement rythmées et enracinées dans notre culture séculaire.
Une vingtaine de concerts sont programmés dans le cadre de cette manifestation culturelle, en plein air (Place Moulay Hassan) ou en salle (Dar Souiri), avec la participation de jeunes gnaoui qui vont concourir pour l’obtention de quatre prix (voix, guembri, prestation scénique et t’bal), et des groupes de world music, d’Essaouira ou venant d’autres villes du Royaume.
L’édition 2008 s’ouvre par ailleurs aux arts visuels à travers l’organisation, d’une double exposition intitulée “Hâl, le tourbillon des génies” qui se veut à la fois pédagogique, culturelle et artistique.
La première exposition montée à Dar Souiri est conçue comme une ouverture à l’univers spécifique des confréries alors que la seconde, au Bastion Bab Marrakech, réunit des oeuvres d’une vingtaine d’artistes marocains (peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes) transcrivant l’expérience du “hâl” ou du moins la vision singulière et créatrice que chacun d’entre eux peut en avoir.
Essaouira, un lieu de mémoire de l’histoire de la confrérie des Gnaoua, comme en témoigne l’existence de la seule Zaouia Gnaoua au Maroc, s’engage ainsi à préparer la relève pour garantir la pérennité de la musique et du patrimoine gnaou



