Jazz à Vannes : un lancement entre les gouttes

juillet 29, 2008 by media  
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Jazz à Vannes est officiellement lancé ! Ce lundi soir, les mélomanes s’étaient donnés rendez-vous à l’hôtel de ville ou dans les rues vannetaises pour l’ouverture du festival. Fanfares, Nouvelle Orléans, blues endiablé… le mauvais temps n’a pas réussi à gâcher la fête.

La pluie n’a pas eu raison du jazz. Vers 1 h du matin, hier lundi, les murs de l’intramuros vannetais résonnaient encore des rythmes endiablés balancés par la Fanfare en pétard ou Titou et son vélo jazzy. La mauvaise météo n’a ainsi pas gâché l’ouverture du 29e festival Jazz à Vannes.

Diane Reeves ce lundi soir
Quelques heures plus tôt, ils étaient quelques centaines de mélomanes à assister aux concerts gratuits organisés sur les marches de l’hôtel de ville. Après un début de soirée frileux et une assemblée clairsemée, le public a finalement répondu présent, en rang serré devant la scène, ou amassé aux terrasses des bars. Vannetais ou touristes, les amateurs de jazz ont pu notamment goûter au son de la Nouvelle Orléans avec Le Dixie blue band ou au blues électrique de Shake your hips.

Ce lundi soir, ce sera au tour du Jardin de Limur d’accueillir les festivaliers pour les concerts de Dianne Reeves ou de Richard Galliano… si une météo clémente le permet. En cas de pluie, les organisateurs ont toutefois pensé à une solution de repli. Si gouttes  il y avait, le parc Chorus accueillerait les représentations.

Jazz à Vannes : dans les coulisses du festival…

juillet 26, 2008 by media  
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La 29e édition, qui donne la part belle au piano et à l’improvisation, débute lundi soir. Dans les coulisses, les « petites mains » s’activent.

De lundi 28 juillet à samedi 2 août, ils vont prendre soin d’une centaine d’artistes et de milliers de spectateurs. Ces « petites mains » de Jazz à Vannes s’activent depuis déjà plusieurs semaines dans les coulisses du festival, organisé par la ville de Vannes. Une 29e édition préparée depuis 1 an par Jean-Philippe Breton, son fondateur et directeur ; Nathalie Dagorne, son assistante technique et coordinatrice ; et Colette Vial, la secrétaire-comptable du service animation culturelle de la ville. Un an d’écoute, sélections, de tractations, d’organisation pour une semaine de blue notes.

Saisonniers. Depuis le 25 juin, 13 saisonniers de l’animation culturelle ont rejoint l’équipe. L’aménagement et la déco des loges, ce sont eux. « Ils ont l’art et la manière de transformer un bureau en un espace concert et confort, souligne Nathalie Dagorne. Tables, miroirs, lumières, objets personnalisés pour chaque artiste… Ce sont eux qui s’en occupent ». Quatre loges pour la grande scène, un pour le tremplin, une pour les runners (« avec chaises à porteurs, faux miroir… »), une à l’Auditorium des Carmes…

Services techniques. Les agents des services de la ville mettent, eux aussi, largement la main à la pâte. Lumières, l’« accrochage de la nouvelle fresque de Darfeuil », décorateur du festival, les potées de fleurs et d’arbustes dans les loges, le montage de la scène du tremplin et de la grande scène (10,60 m x 9,20 m), des gradins (1 500 places à Limur) jouxtant le vénérable tilleul du Jardin de Limur. Une soixantaine de personnes en tout.

Les runners. Késaco ? Ce sont cinq chauffeurs-coursiers du festival. « Ils travaillent sous l’égide du comité des fêtes et de l’association des Cabaniers, précise Nathalie Dagorne. Munis d’un tableau récapitulatif des arrivées et départs, ils planifient et assurent en voitures les allées et venues des artistes et leurs équipes, des journalistes entre les aéroports, gares, hôtels, restaurants, et les lieux de concerts. Ils sont aussi là pour les petits à-côtés : des courses, une visite du coin… Ils sont accompagnés d’une interprète en anglais, Catherine ».

Restauration.Une société spécialisée s’occupe de tout ce petit monde au Palais des arts, lors de larges créneaux horaires le midi et le soir. « On peut avoir des pics de plus de 100 personnes par repas », précise Nathalie Dagorne.

Extras.Pas de demande extravagante, cette année, de la part des artistes aux organisateurs. « Nous avons affaire à des gens raisonnables, estime Jean-Philippe Breton. Une bouteille de vodka, une autre de vin rouge de qualité… Je m’attendais à des demandes beaucoup plus importantes. Ah, si, il y a peut-être cette bouteille de whisky Johnny Walker avec une étiquette noire, j’ai eu du mal à la dénicher Mais c’est tout ».

Fresques. Les fresques (« on en mettra six-sept sur une quinzaine ») que le public pourra admirer dans le jardin de Limur sont l’oeuvre de l’artiste Darfeuil. L’artiste en a créée une nouvelle où Diane Reeves, Chucho Valdes ou encore Tigran Hamasyan trio se partagent l’affiche… Ca vous rappelle quelque chose ?

Nouvelle mascotte ?La mascotte du festival, c’est la « Girdarf », une girafe jaune et noire créée par Darfeuil. « C’est le seul animal qui n’a pas de cri. Alors Darfeuil lui a fait avaler une trompette», rappelle en souriant Jean-Philippe Breton. Une nouvelle « mascotte » est apparue hier matin : « Nous avons trouvé un chaton noir tombé du mur du patio de l’hôtel de Limur. On l’a baptisé Limur », raconte Nathalie Dagorne qui lancé un appel pour retrouver le(s) maître(s) de la petite boule de poils.

Christelle QUINTARD.

Jazz à Vannes : le festival se la joue piano dès ce lundi

juillet 25, 2008 by media  
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Jazz à Vannes est devenu un rendez-vous incontournable. La 29e édition débute ce lundi pour durer jusqu’à samedi 2 août. Elle invite encore une fois les plus grands noms du genre. Les soirées d’été de la ville se teintent de multiples tons jazzy.

Diane Reeves, Herbie Hancock, Andy Emler, Richard Galliano… La programmation est impressionnante. Pour sa 29e édition, à partir de ce lundi 28 juillet, Jazz à Vannes présente des têtes d’affiche de stature internationale. Des pointures, mais pas d’élitisme : « Le jazz est accessible. Il suffit de se laisser bercer par les notes », explique Jean-Philippe Breton, l’enthousiaste fondateur du festival. « Cette année, la dominante est le piano, précise-t-il, mais nous voulons aussi montrer la diversité et la vitalité du jazz.

Les maîtres du piano investissent les lieux

Cinq soirées ont lieu dans les jardins de Limur, autour de cinq thèmes. Après la soirée « grandes voix » du 29 juillet, les maîtres du piano investissent les lieux. Le 31 juillet, la cité des Vénètes prend des airs latinos, avec les prestations de Roberto Fonseca et Chucho Valdes. Stéphano Di Battista et le Dizzy Gillespie All Star Big Band swinguent sur les rythmes du be-bop le soir du 1er août. Lors de la dernière soirée au jardin de Limur, Charles Lloyd et Andy Elmer explorent les nouvelles directions du jazz. A l’auditorium des Carmes, les artistes régionaux les plus talentueux présentent le visage jazzy de la Bretagne. Les Niou Bardophones, Pikey Butler, Hélène Labarrière, Gaby Kerdoncuff et Gildas Le Scouarnec s’en font les ambassadeurs. La part belle est également faite aux nouveaux talents et aux valeurs montantes. Tremplins, bœufs et jam sessions permettent à tous les jazzmen en herbe de s’exprimer.

Mais le festival investit Vannes toute la semaine, avec un concert gratuit le 28 juillet et des animations musicales en journée. Fanfares et taraf parcourent les rues sous le soleil d’été. De quoi satisfaire tous les amateurs de jazz en particulier, de fête et de musique en général…

Sylvain Del Campo ou la part belle au saxophone ténor avec Joly Jazz

juillet 24, 2008 by media  
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Ambiance un tantinet intimiste dans une salle des fêtes d’Avesnes-sur-Helpe pleine, c’était mardi soir, au concert de la formation jazz de Sylvain Del Campo.

Celles et ceux qui aiment le jazz n’ont pas regretté ce dépaysement programmé. Avesnes-sur-Helpe a misé sur un concert un peu audacieux pour des auditeurs qui se seraient arrêté au jazz facile façon Glenn Miller ou Billie Holiday. Là, ce concert avait a priori plus de chances de plaire à des amoureux du Weather Report ou du trio Machado. C’était un jazz un peu plus cérébral il faut bien le dire.

Ce parti pris mentionné, Sylvain Del Campo et ses musiciens n’ont pas déçu avec des compositions à la fois enlevées et discrètes au cours desquelles chaque instrument sur scène a eu son petit moment priviligié.

Les adeptes du saxophone ténor ont certainement beaucoup apprécié l’élégance de Sylvain Del Campo qui vient de sortir un nouvel album. Avis aux amateurs qui, une fois passé le seuil de la salle des fêtes, souhaiteraient prolonger ce bon moment chez eux, ils peuvent toujours acheter le CD. • G. B.

Au Val Joly, le jazz se décline sur tous les tons

juillet 23, 2008 by media  
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Le jazz, la plus populaire des musiques savante ou la plus savante des musiques populaires ? Bernard Daguenet, programmateur de Joly Jazz «  depuis environ huit ans » n’a toujours pas tranché. En attendant, celui qui est aussi chargé de communication au centre culturel André-Malraux d’Hazebrouck se démène tous les ans pour fournir une programmation éclectique à la manifestation jazz du Val Joly.

Et tant pis s’il habite loin. «  Ce n’est pas le plus logique », confirme-t-il. Quand il a été contacté, «  le festival vivotait. De mon côté, j’avais participé à la création du festival Résonances jazz, qui rayonnait sur plusieurs communes, avec une cinquantaine de musiciens ». Le festival n’existe plus depuis 1999, mais cette expérience a convaincu les programmateurs de Joly Jazz que Bernard Daguenet était la personne qu’il leur fallait. Un recrutement qui lui a permis de «  découvrir cet endroit ».

Pour la programmation, ce féru de jazz a deux méthodes : «  Soit je vais écouter les groupes - quand ils se produisent dans un périmètre qui va jusqu’à Bruxelles - soit je reçois des disques ». Autre outil, Internet, qui avec des sites comme My space ou You tube ont «  particulièrement facilité la tâche des programmateurs ». Pour Bernard Daguenet, le travail est simple et compliqué à la fois : il lui faut «  s’imprégner de l’univers des musiciens » tout en faisant en sorte «  qu’il n’y ait pas trop de différence entre le disque, avec ses différents arrangements, et la scène ». Pour cela, son meilleur outil reste son expérience, qui lui «  permet de se faire assez vite une idée de la valeur des groupes ».

Afin d’assurer une programmation riche et variée, Bernard Daguenet s’est fixé une ligne de conduite : faire un mélange entre la scène française et belge, un des plus « gros viviers d’Europe » en jazz. «  Il y a six ans, nous avions programmé Nathalie Loriers alors qu’elle n’était pas trop connue ». Aujourd’hui, cette pianiste «  est une référence majeure » sur notre continent. «  Nous essayons aussi d’impliquer des gens de la région, avec DL Project et Crossroad », continue le programmateur. Soit «  des gens qui n’ont pas à rougir de leur implantation. DL project tourne à Paris et à Bruxelles ».

Cette année, il a «  essayé de mêler au jazz des musiques de la même mouvance, comme le blues et les musiques du monde ». Ainsi, le groupe The Bigeasy cats, qui reprend des grands standards de jazz traditionnel côtoiera le Gros tube, un mélange de musique de fanfare et musique funk.

Quant au pianiste bulgare Sabin Todorov, il allie musique traditionnelle des Balkans et jazz. Mais «  l’événement du festival », dixit Bernard Daguenet reste Manuel Rochman, «  un grand pianiste ». À l’affiche également, le blues du célèbre américain Marcus Malone et le jazz manouche de AM Ketenes. Entre autres.

Bernard Daguenet, lui, compte bien recommencer la programmation l’an prochain. «  Parce que ça me tient à coeur.

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