Hocus Pocus, référence du jazz hip-hop
juin 23, 2008 by media
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Créé en 1994, le groupe français Hocus Pocus est devenu à force de travail et de talent la référence hexagonale du jazz hip-hop.
Une reconnaissance qui leur a valu d’être nominés aux Victoires de la musique 2008, et qui les mène sur les routes de France et du monde entier dans les plus grands festivals. « Nous avons de la chance car notre style se trouve à la jonction de pas mal de choses : le funk, le jazz, le hip-hop… Et nous prenons autant de plaisir à jouer dans des clubs, des grandes salles ou sur des festivals. Nous sommes vraiment chanceux car notre musique plaît aussi à de nombreuses cultures différentes, comme le Japon où nous partons bientôt en tournée », raconte le chanteur.
Une musique riche et inspirée, des musiciens talentueux, Hocus Pocus fera sans doute parti des groupes à suivre de très près dans les mois à venir. En attendant, ils sont à découvrir ce soir en première partie d’Asa à la Luciole.
Pratique. Concert d’Hocus Pocus (21 h) et d’Asa (22 h 15), ce soir à la Luciole, 117, route de Bretagne à Alençon. Tarifs : 15 € ou 12 € sur réservation, sur place ou sur les réseaux France Billets, Ticketnet et Digitck.com
LE 29E FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL | MELODY GARDOT
juin 21, 2008 by media
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Y a-t-il une parcelle de beauté enfouie sous les pires drames humains ? L’histoire de la jeune chanteuse pop-jazz Melody Gardot, pour qui la musique a été le remède miracle à un très grave accident de la route, nous montre que oui.

Nous sommes à Philadelphie, il y a quatre ans. Une étudiante en mode, Melody Gardot, se promène en bicyclette le long d’une route achalandée. Soudainement, une jeep exécute une manoeuvre dangereuse et fauche la jeune femme, la laissant sur le pavé dans un état pitoyable. À quelques minutes de la mort.
«J’ai été très gravement blessée, se souvient la chanteuse au bout du fil. On a dû m’hospitaliser pendant plusieurs mois.»
S’amorce alors pour la jeune femme une longue période de réhabilitation qui prendra un détour inusité lors de la visite d’un médecin spécialiste des traumatismes.
«Il a suggéré que je compose de la musique dans mes temps libres pour aider les connexions nerveuses endommagées à se refaire», dit Melody Gardot.
Petit à petit, le voile se lève sur un univers créatif tout nouveau qui sert d’exutoire à la convalescente. Elle se met à écrire des textes sur son accident, ses peines d’amour, son existence.
Ayant déjà brièvement foulé les planches de quelques cabarets jazz de Philadelphie, elle compose et habille des dizaines de mélodies.
Enfermée dans sa chambre d’hôpital, Gardot ne fait pas que poser les briques sur lesquelles sa carrière à venir allait reposer; elle recommence à vivre.
RECONNAISSANTE
Aujourd’hui, ces ritournelles créées entre les murs blancs d’une chambre d’hôpital se fondent en un album, Worrisome Heart, sympathique carrefour réunissant les éléments les plus pop du jazz aux envolées neosoul feutrés. On pense à Norah Jones ou à Leona Lewis, en moins éclatante.
«J’ai beaucoup d’inspirations, notamment les premières compositions de Janis Joplin, commente Melody Gardot, qui signe tous les textes et les musiques de son premier opus. Mais je fais mon propre art: c’est comme si je décorais ma maison avec de jolies draperies achetées à l’étranger.»
Elle n’a pas 23 ans et on sent déjà une grande maturité dans la douce voix de l’artiste. Au téléphone, la conversation s’engage avec un naturel désarmant, en toute innocence.
«Mon accident m’a appris à être patiente, dit-elle. Quand tu es en convalescence aussi longtemps, tu es cloué sur ton lit et tu ne peux pas guérir plus vite que ce que ton corps te permet.»
CICATRICES
Les cicatrices physiques empoisonnent encore la chanteuse. Elle est devenue hypersensible à la lumière, la forçant à porter en quasi-permanence des lunettes de soleil. Incapable de s’asseoir normalement pendant de longues périodes, elle doit utiliser un siège spécial pour donner ses concerts.
Mais Melody considère que le drame qu’elle a vécu lui aura finalement appris à garder espoir en la vie. «Je suis reconnaissante d’être encore vivante», lance-t-elle le plus simplement
Nôze / Songs on the Rocks / Get Physical
juin 20, 2008 by media
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Soutenu par l’étiquette minimale allemande, le troisième opus du duo français continue de remuer irrévérencieusement l’univers du micro-house avec son originalité et ses concerts carnavalesques. Nicolas Sfintescu et Ezechiel Pailhes proposent ici plus que jamais de réelles chansons, dont deux en français. On invite le compatriote David Lafore, qui a écrit les paroles de « Danse avec moi », à accompagner la muse du Britannique Herbert, Dani Siciliano, pour un prenant tango électronique, un titre arrache-coeur et lumineusement rédempteur en finale.

À leurs fines et subtiles productions s’intègrent toujours une solide instrumentation (fanfare de cuivre et de vents, cordes, piano) ainsi que d’efficaces rythmiques swing-jazz, qui doivent autant au bebop des années 40 qu’au tech-house des plus dansants. Sur « Women », on plonge dans un funk guitaristique et percussif. Ailleurs on se calme parfois, le temps d’un blues d’Oncle Charlie, alter ego de Sfintescu, à la voix éraillée tel un Tom Waits en plein délire. Souvent on se baigne aux eaux festives, douces-amères et alcoolisées des Balkans. L’album comprend également deux simples sortis antérieurement, « Kitchen » en version brève, et l’accrocheuse « Remember Love », avec son piano hypnotique et désarmant de simplicité, clin d’œil direct au house de Chicago des années 80.
Si on peut presque reprocher le manque d’unité à l’ensemble (et l’accent dru en anglais), on risque fortement de succomber à l’entrain contagieux et timbré d’autant de bonnes idées musciales.
1re édition du festival « Elles chantent le jazz »
juin 19, 2008 by media
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Le week-end des 28 et 29 juin, le jazz se décline au féminin, à Trouville. Au programme : des concerts de jeunes talents du jazz vocal.

Une conférence sur Ella Fitzgerald sera organisée, ainsi qu’une leçon de jazz, animée par Antoine Hervé, sur Oscar Peterson. La société Blue Koala qui organise l’événement, en partenariat avec la mairie de Trouville, espère faire du festival « Elles chantent le jazz » un rendez-vous incontournable du jazz féminin.
Pratique. Samedi 28 et dimanche
29 juin, à Trouville. Samedi 28 juin, à 12 h, sur la plage, Fuel Jam Quintet, concert gratuit ; à 15 h, casino Barrière, conférence Ella Fitzgerald, gratuit ; à 21 h, casino Barrière, concert de Zarifa et Sarah Lenka, tarifs 12 € et 10 € en prévente. Dimanche 29 juin, à 11 h, casino Barrière, leçon de jazz, gratuit ; à 12 h, à l’office de tourisme, Aurore Quartet, concert gratuit ; à 17 h, casino Barrière, concert de Maureen Angot, tarifs 12 € et 10 € en prévente. Billetterie à l’office de tourisme de Trouville.
Concert jazz et improvisations
juin 18, 2008 by media
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Créé en 2004, ce duo explore, à partir de compositions originales saupoudrées de jazz ou de musique du monde, le mélange inhabituel des sonorités de ces deux instruments. Bousculant les rôles dévolus à l’accordéon ou au tuba, ils explorent un univers tour à tour sombre, tumultueux ou burlesque. On est parfois suspendu à un souffle, parfois submergé par les sons et les harmonies d’une musique évoquant sans cesse l’image. Les paysages défilent au gré d’univers musicaux variés ou chaque séquence fait oublier la précédente.

Accordéoniste depuis l’age de 10 ans, Didier Dulieux fait ses premiers pas sur les scènes de la région toulousaine en 1990, par l’intermédiaire de différents orchestres de bal. Dès 1992, il élargit son expérience en participant à des spectacles de rue et rencontre notamment la compagnie Lucette Omnibus (spectacle mêlant la musique et la photographie). A partir de là, son parcours devient éclectique avec des expériences dans le domaine du jazz et des musiques improvisées (Didier Labbé Quartet…) de la musique du monde (Meier - Dulieux Orchestra), de l’accompa-gnement (Hervé Suhubiette) ou de la musique de danse revisitée (Tibal Bazar).
Premier prix du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1995, Laurent Guitton a ensuite essentiellement travaillé dans le domaine du jazz et des musiques improvisées, notamment avec le Didier Labbé Quartet, Michel Marre, Jean-Marie Machado, la compagnie Messieurs-Mesdames.


